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Ce qu’il faut savoir sur la pieuvre électrique

par · le  29 juin 2017

Un outil indispensable pour les électriciens

Une pieuvre électrique est une installation pratique pour réaliser le câblage électrique d’un lieu. Elle consiste en un kit de pré-câblage prêt à poser et fabriquée sur mesure. Reliée à un boîtier de dérivation et au tableau de répartition, elle possède des avantages indéniables : elle est adaptée à votre système car elle est sur mesure, et permet de faire des économies sur la main d’oeuvre. Plus rapide à installer qu’un système traditionnel, il faut compter plusieurs pieuvres pour une habitation : en moyenne 3 pour un logement de 4 pièces.
Une pieuvre peut être réalisée soit en sous traitant un pieuvriste, soit par un électricien dans ses locaux. Dans tous les cas, une étude préalable est nécessaire pour déterminer les longueurs des gaines et des fils qu’elle contient. Il faut également penser à quelle protection elle sera raccordée (disjoncteur dans le coffret). Cela amène donc à étudier la totalité de l’installation, y compris les conduits et les protections.
L’électricien et le pieuvriste sont capables de réaliser cette étude globale, même si ce dernier a tendance à mettre beaucoup de gaines. Pour illustrer cela avec un cas concret, prenons l’exemple de deux appareils rapprochés : un interrupteur et la prise commandée en dessous. Le pieuvriste mettra généralement autant de gaines que d’appareils, deux dans ce cas-là. A l’inverse, l’électricien n’en mettra qu’une seule, ainsi que plusieurs tronçons selon la situation de l’installation.
Les façons de faire de ces deux types d’experts sont à prendre en compte selon les besoins de l’installation. Il est vivement conseillé de réaliser cette étude préalable globale quand la pieuvre est sous-traitée, même si cela n’est pas obligatoire.
En effet, une pieuvre préfabriquée est idéale pour certaines formes d’habitat, mais elle n’est pas réalisable dans d’autres domaines (petit tertiaire, tertiaire, …). Cette étude permet donc de définir ce qui est faisable ou non.

Une installation électrique simple mais minutieuse

L’installation d’une pieuvre contient plusieurs étapes qu’il est important de bien réaliser pour obtenir un système efficace.
La première étape consiste à placer sur un plan à l’échelle tous les appareils à alimenter avec leurs liaisons logiques, comme par exemple un interrupteur et les points lumineux commandés, pour former des sous-circuits. Via un logiciel de schéma électrique, un sous-circuit s’obtient en quelques clics, ce qui permet de visualiser les appareils sur l’écran, tous pré-reliés.
Ensuite, il est impératif de gérer ces sous-circuits au niveau des gaines puis du tableau (ou coffret). Pour cela, certaines conditions doivent être remplies. Tout d’abord, il faut déterminer le nombre de boîtes de raccordement et leur emplacement optimal sur le plan. Ensuite, il est crucial de bien déterminer le nombre de conduits (gaines) reliant les appareils avec les boîtes ainsi que leur localisation sur le plan. Cette étape est importante pour gérer les espaces et les connexions entre les différents segments de l’installation électrique. Dans ce cas, il est aussi impératif de respecter la norme C15-100 amendement 5.

Pour les éclairages et les prises de courant, voici un petit rappel sur des critères à respecter :

  • Eclairages : disjoncteur 16A (max.), 8 points lumineux max. pour des points lumineux et éclairages (jusqu’à 300W)
  • Prises de courant : disjoncteur 16A, maximum 8 PC avec des fils 1,5mm², et maximum 12 PC avec des fils 2,5mm²

Il s’agit donc là d’assembler les sous-circuits par rapport aux protections (disjoncteurs) du tableau.

Après l’installation, l’optimisation du système est une étape à ne pas négliger. Il faut veiller à équilibrer le nombre de fils dans les gaines (notamment les principales) et éviter que certaines gaines soient très chargées par rapport à d’autres. Cela tient compte de l’assemblage des sous-circuits dans un même circuit et l’équilibre du remplissage des disjoncteurs.
En effet, il faut savoir si les sous-circuits de prises de courant seront reliés à un ou deux disjoncteurs, car cela influe sur le nombre de fils dans la gaine principale et sur les raccordements des fils dans la boîte. Il est également primordial de faire attention à équilibrer les sous-circuits au niveau de la boite, sinon la norme ne sera pas respectée. Autrement dit, on ne peut pas séparer l’étude des passages (conduits, gaines, …) de celle du tableau parce que l’un influe sur l’autre. C’est pour cela que l’on parle d’étude globale.
Ce travail d’optimisation permet un gain de temps de réalisation, une économie de matériaux et une maintenance plus facile.
Un électricien averti fait tout cela instinctivement, mais il n’est pas à l’abri d’une erreur. D’où l’utilité des logiciels de schémas électriques, qui n’en font pas.

Une méthode précise

L’étude des conduits et des fils à poser ne peut pas être dissociée de l’étude des protections dans le coffret.
Cet ensemble forme un tout et doit être manipulé dans sa totalité. On trouve sur Internet des logiciels de dessin gratuits (ou presque) pouvant calculer des longueurs, mais on voit bien que ces logiciels généralistes n’ont pas les fonctions métiers indispensables à ce type de travaux et qu’ils ne contiennent pas les informations nécessaires pour respecter les normes et les matériaux utilisés.
L’étude globale préalable est absolument essentielle pour tous les types d’installations car elle permet de bien gérer ce qui est réalisable de ce qui ne l’est pas.

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Categories: Installation électrique

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