Le respect de la norme C15-100 pour vos installations

Condition pour assurer la conformité aux normes

Pour être assuré qu’une installation électrique est aux normes, il faut que l’électricien dispose des documents, préparés à l’avance, qui reprennent tous les paramètres de l’installation, sans exception, qui interviennent dans la norme de manière à pouvoir effectuer les vérifications nécessaires, automatiquement ou non. On distinguera les paramètres de l’installation hors tableau et les caractéristiques des protections du tableau (ou coffret). Ces documents sont :


  • d’abord un plan de masse avec tous les appareils électriques à alimenter (circuits puissance : éclairages, prises de courant, circuits spécialisés, …etc. Circuits faible tension : VDI, alarmes, coax, …) repérés par un nom unique,
  • puis un autre document associé, le schéma unifilaire développé. Pourquoi développé ? par ce que le schéma unifilaire minimum obligatoire donne bien l’organisation des protections (disjoncteurs, …etc.) mais n’indique rien des circuits alimentés par chacun des disjoncteurs. Le schéma unifilaire développé, au contraire, reprend ce schéma de base obligatoire, en le complétant avec toutes les informations nécessaires à la vérification de la conformité. Il s’agit d’indiquer, par exemple, quels sont les appareils avec leurs repères, ceux du plan, alimentés par chacun des disjoncteurs. Ces informations sont indispensables pour une vérification automatique.
  • Troisième condition, non la moindre : le schéma unifilaire développé doit être obtenu facilement. Le faire à la main est trop fastidieux, et il ne sera pas fait et l’installation aura peu de chances d’être aux normes, faute de possibilité de vérification. C’est là qu’intervient le logiciel.

  • La vérification de la conformité se fait donc d’abord au niveau des documents de préparation de l’installation. Ensuite, l’installation doit être réalisée conformément à ces documents. Cette approche est obligatoire dans plusieurs pays européens.

    Ce que dit la norme

    Prenons quelques exemples de conditions imposées par la norme et ses amendements :

    Les circuits d’éclairage

    Il faut :

    • Au moins 2 circuits éclairage par logement (> 35 m2) pour assurer la continuité de fonctionnement,
    • et 8 points lumineux maxi par circuit, fil 1,5mm² et disj. 16A.

    Il faut donc préciser chacun des PL (points lumineux) sur le schéma unifilaire développé avec leur référence commune avec le plan. Ainsi, il est aisé de voir si le nombre max : 8 est respecté ou pas. Si ce n’est pas le cas, Il faudra interchanger certains sous-circuits d’éclairage entre un disjoncteur trop chargé et un disjoncteur qui l’est moins. Il faut donc aussi des indications de groupements d’appareils non dissociables. Il est clair qu’il faut que ceci soit automatisé, car trop fastidieux à la main.


    Les circuits de prises de courant (PC)

    Il faut :

    • Au moins 2 circuits PC par logement pour assurer la continuité de fonctionnement, et :
      • soit 8 PC maxi par circuit en 1,5mm² et disjoncteur 16A
      • soit 12 PC maxi par circuit en 2,5mm² et disjoncteur 20A maxi.
    • Avec une répartition par type et surface de pièce :
      • Séjour, surface < 28m² : 1 PC par tranche de 4 m2, avec un minimum de 5 PC réparties en périphérie de la pièce,
      • Séjour, surface > 28m² : un minimum de 7 PC réparties en périphérie de la pièce,
      • Chambre : minimum de 3 PC réparties en périphérie
      • Cuisine : 6 PC dont 4 en plan de travail, alimentées par un circuit dédié

    Même réponse que dans le cas de l’éclairage : Il faut préciser chacune des PC sur le schéma unifilaire développé avec leur référence commune avec le plan. Ainsi, il est aisé de voir si le nombre max selon le fil est respecté ou pas.


    Les circuits spécialisés

    Volets électriques :

    • au moins un circuit spécialisé dédié, fils de 1,5 mm² et disjoncteur de 16 A maxi (ou 2,5 mm² et 20A).
    • il est conseillé de les répartir sur au moins 2 circuits pour la continuité de fonctionnement.

    Le chauffage électrique

    1 disjoncteur par tranche de puissance totale :

    • 3500W, fil 1,5mm², disj. 16A
    • 4500W, fil 2,5mm², disj. 20A
    • 5750W, fil 4mm², disj. 25A
    • 7250W, fil 6mm², disj. 32A

    Interrupteurs différentiels (ID)

    au moins 2 interrupteurs différentiels 30 mA dont un de type A pour :

    • Les circuits plaque de cuisson, lave-linge, prise de recharge véhicule électrique,

    Les autres circuits doivent être protégés par au moins un interrupteur différentiel de type AC ou de type A.

    • Le nombre maximum de circuits autorisés par interrupteur différentiel est limité à 8
    • Le calibre d’un interrupteur différentiel est supérieur ou égal à la somme des calibres des disjoncteurs alimentant le chauffage direct, le chauffe-eau et la prise de recharge véhicule électrique plus la moitié de la somme des calibres des disjoncteurs alimentant les autres circuits.

    Le rôle du logiciel

    Le logiciel prend son intérêt quand il permet de gagner du temps, et de la précision.

    Pour cela :

    Il faut pouvoir récupérer les plans si ils existent, sous n’importe quelle forme : numérique tous formats (image, Autocad®, BIM) , plan papier que l’on pourra scanner, plans issus des diagnostiqueurs loi Carrez, …etc. Si aucun plan n’existe, il faut le reprendre en partant de rien avec des outils adaptés pour dessiner les murs, cloisons, ouvertures, …etc. sans perdre de temps.

    Ensuite, l’implantation. Là aussi, pas de perte de temps à pinailler symbole par symbole, liaison par liaison. Un circuit va & vient et 4 spots lumineux se fait en une fois, c’est-à-dire que les 6 symboles doivent arriver en même temps sur le plan avec leurs interconnexions logiques, et il ne reste plus qu’à glisser les symboles au bon endroit.

    On peut placer les conduits sur le plan, c’est rapide, c’est préférable, ce n’est pas une obligation.

    Une fois l’implantation faite, tout le reste se fait quasiment automatiquement jusqu’au tableau (ou coffret), en passant par la nomenclature, par pièce si on veut, la synchronisation avec votre logiciel de devis, les plans de réalisation, le schéma unifilaire, le contrôle automatique de la conformité, le plan de l’armoire, les étiquettes, pour les pieuvres, la liste des gaines avec les fils contenus, pour le tertiaire, la liste des câbles, … etc.